Dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles.

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4ème de couverture :

Depuis la nuit des temps, les hommes scrutent le ciel, l’interrogent, le poétisent et le dramatisent.
Tout dans l’univers change, bouge, et a une histoire.
L’univers a un début, il a un présent et il aura un futur.
Les étoiles sont impermanentes, elles naissent, vivent leur vie et meurent. Pas à l’échelle du temps d’une vie humaine de cent mais sur des millions, voire des milliards d’années.
Comment l’infiniment petit a-t-il accouché de l’infiniment grand ?
Comment l’univers tout entier avec ses centaines de milliards de galaxies a-t-il jailli d’un vide microscopique ?
Comment le soleil et la lune sont apparus ?
Nous sommes tous des poussières d’étoiles, nous sommes donc les enfants du temps.

Trinh Xuan Thuan est né à Hanoï, au Vietnam. Il a étudié au California Institute of Technology et à l’université de Princeton aux Etats-Unis où il a obtenu un doctorat en astrophysique. Depuis 1976, il enseigne cette matière à l’université de Virginie. Il est enfin l’auteur de nombreux livres et best-sellers dont La Mélodie secrète et Les Voies de la lumière.

Extraits

« Issu d’un vide rempli d’énergie, l’univers n’a cessé de montrer sa créativité et son inventivité pour gravir l’échelle de la complexité. »

« Un des spectacles de la nature parmi les plus magiques et sans doute le plus évanescent est l’arc-en-ciel, cette arche multicolore qui surgit au milieu des gouttes de pluie à la fin d’un orage. Une arche dont la taille majestueuse, l’harmonie des couleurs, la perfection de la forme semi-circulaire commandent l’admiration. Un spectacle lumineux qui jette un pont entre poésie et science. »

« Les lois physiques, chimiques et biologiques étant universelles, il serait bien étonnant que nous soyons seuls dans notre galaxie, qu’il n’y ait pas quelque part d’autres êtres capables de se poser des questions sur l’univers et de s’émerveiller devant la beauté et l’harmonie du monde. »

« La Lune est née de la Terre. On pense que c’est le choc retentissant d’un bolide fou contre notre planète qui l’en a arrachée- et qui est donc responsable de notre satellite. »

« Je frémis quand je pense que la lumière de cette galaxie qui parvient maintenant jusqu’à mon télescope a commencé son voyage intergalactique avant même que certains atomes de mon corps n’aient été forgés par l’alchimie nucléaire d’une étoile massive ! »

« La théorie de la relativité d’Einstein nous dit que plus on va vite et plus le temps ralentit, jusqu’à s’immobiliser complètement quand la vitesse de la lumière est atteinte. Ainsi, pour la lumière, le temps est figé. Il ne passe plus. Seule la lumière a trouvé le secret de la fontaine de Jouvence : elle seule ne vieillit jamais, car elle seule voyage à travers l’espace à la vitesse de 300 000 kilomètres par seconde. On peut dire que le temps n’existe plus pour la lumière. »

Avant-propos

Parler du ciel, des étoiles et de l’univers est une gageure. L’univers étant par définition l’ensemble de ce qui existe, l’entité qui contient tout, comment choisir, parmi les innombrables « entrées » qui s’offrent, les sujets sur lesquels disserter ?

Dans ce choix, je me suis laissé guider non seulement par les matières qui, dans l’astronomie, me passionnent ou excitent ma curiosité, mais aussi par celles qui me font réfléchir sur notre condition et notre place dans l’univers. Après tout, c’est le principe d’un dictionnaire amoureux : parler de ce que l’on aime et de ce qui donne à penser.


Ce dictionnaire contient en premier lieu des entrées qui décrivent l’étrange et merveilleux bestiaire de l’astrophysique, peuplé d’entités bizarres et fantasmagoriques façonnées par l’omniprésente force de gravité : les « naines blanches » dont une cuillerée pèserait autant qu’un éléphant, les pulsars, ces immenses phares cosmiques de la taille de Paris qui peuvent tourner sur eux-mêmes en une fraction de seconde, les « trous noirs », ces lieux d’extrême gravité dans l’espace qui emprisonnent la lumière et attirent à eux des tourbillons de gaz rayonnant de tous leurs feux, ou encore les quasars, objets intrinsèquement les plus lumineux de l’univers, qui hébergent en leur coeur des trous noirs supermassifs déchiquetant à tout-va les pauvres étoiles passant à leur portée, grâce à leur énorme force gravitationnelle, afin de satisfaire leur gloutonnerie : en voilà quelques exemples saillants.


Ce dictionnaire contient aussi des entrées qui parlent de nos origines. Notre univers possède une histoire, et celle-ci nous concerne au plus haut point, puisqu’elle aboutit à nous : nous ne sommes que des « poussières d’étoiles ». Existent donc des entrées qui racontent la grandiose épopée du cosmos, cette magnifique fresque historique, sans cesse affinée par toutes les sciences, qui s’est déployée en un laps de temps de quelque 14 milliards d’années. Nous pensons aujourd’hui que l’univers est né d’une fantastique déflagration, le big bang, à partir d’un état extrêmement petit, chaud et dense. Issu d’un vide rempli d’énergie, l’univers n’a cessé de montrer sa créativité et son inventivité pour gravir l’échelle de la complexité.


Ces entrées « historiques » racontent non seulement le big bang, mais aussi les mythes conçus par l’homme à travers les cultures et les époques pour expliquer le monde qui l’entoure. Elles parlent de l’origine des galaxies, collections de centaines de milliards d’étoiles, de gaz et de poussière liés par la gravité, vastes écosystèmes qui permettent aux nuages d’hydrogène et d’hélium, éléments fabriqués pendant les trois premières minutes de l’univers, d’échapper à la dilution et au refroidissement perpétuels causés par l’expansion de l’univers, et de s’effondrer sous l’action de la gravité pour former des étoiles. Elles relatent la naissance, la vie et la mort de ces dernières, lumineux creusets cosmiques qui, par leur merveilleuse alchimie nucléaire, vont fabriquer les éléments chimiques nécessaires à la constitution des planètes et de la vie.
Elles détaillent la formation, par le jeu de l’agglomération de planétésimals, des planètes dont certaines vont offrir le milieu hospitalier – une surface solide, des océans d’eau liquide, une atmosphère protectrice – dont la vie a besoin pour prospérer.


Sur une planète appelée Terre, en orbite autour d’une étoile nommée Soleil, la vie s’est éveillée il y a quelque 3,8 milliards d’années. Certaines entrées discutent ici de la vie : a-t-elle surgi sur la Terre ou est-elle venue de l’espace grâce aux bons offices des comètes et autres astéroïdes ? D’autres racontent les péripéties survenues dans la grande aventure de la vie depuis l’entrée en scène d’une molécule d’acide en forme de double hélice qui découvrit comment se répliquer en se divisant, jusqu’au jeu des mutations génétiques et de la sélection naturelle, responsables de l’extraordinaire diversité des espèces vivant sur terre. D’autres entrées discutent enfin de cette autre étape fondamentale dans l’évolution cosmique que sont l’émergence de la conscience et le miracle de la pensée.


Cette immense fresque cosmique, l’astrophysique, mais aussi la physique, la chimie, la biologie, la neurobiologie, l’anthropologie, la primatologie, la paléontologie et la géologie concourent sans relâche à l’élaborer. Mais il est aussi de vastes zones d’ombre dans notre connaissance du cosmos : des entrées dévoilent que 96 % du contenu en masse et énergie de l’univers sont constitués d’une mystérieuse « masse noire exotique » et d’une énigmatique « énergie noire » dont la nature nous échappe encore totalement ! Quant aux deux grands sauts dans l’histoire de l’évolution cosmique – le passage de l’inanimé à l’animé, celui de l’instinctif au conscient –, ils sont encore enrobés d’un complet mystère.


Diverses entrées célèbrent le Soleil, source de vie et d’énergie sur la Terre. Elles racontent sa naissance, sa vie et sa mort. Elles chantent la splendeur des spectacles lumineux dont notre astre nous fait don : le magique et évanescent arc-en-ciel, le mythique « rayon vert », les rougeoyants couchers de soleil. Elles célèbrent la beauté de la Terre : le bleu immaculé d’un ciel sans nuage ou celui, profond, de l’océan. Mais d’autres entrées parlent du revers de la médaille : l’homme, en train de dégrader dangereusement son environnement, est en passe de devenir une menace pour sa planète, pour lui-même et pour toutes les espèces vivantes. Car l’intelligence et la conscience sont à double tranchant. L’homme a su s’affranchir de sa pesanteur terrestre pour conquérir l’espace et aller sur la Lune, il a commencé à rechercher d’autres systèmes solaires et des intelligences extraterrestres, mais il a aussi acquis la capacité de s’autodétruire, d’éradiquer la biodiversité sur la Terre et de rendre son havre cosmique invivable en ne cessant d’infliger d’innombrables blessures à son écosphère.


La science est faite par les hommes. Des entrées relatent ici l’histoire d’hommes d’exception qui, par leur génie, découvrent de nouveaux phénomènes ou entrevoient des connexions nouvelles entre des faits que tout, a priori, devait séparer. Chaque fois qu’une interconnexion nouvelle surgit, la science fait un fantastique bond en avant. Newton découvrit la gravitation universelle en se rendant compte que le mouvement de la chute d’une pomme et celui de la Lune autour de la Terre sont dictés par une seule et même force. La relativité s’imposa à Einstein dès qu’il entrevit l’interconnexion entre temps et espace.


La science ne peut être uniquement guidée par la pensée, elle doit reposer avant tout sur l’observation et l’expérience. L’astronomie est la seule science exacte à ne pouvoir se pratiquer en laboratoire. Nous ne pouvons ni recréer le big bang avec nos machines, ni concocter des étoiles dans nos éprouvettes. C’est la lumière, « cette obscure clarté qui tombe des étoiles », qui nous relie à l’univers. Des entrées parlent d’observatoires et de cet instrument fondamental pour l’astronomie qu’est le télescope. Grâce à lui, l’astronome peut capter la « mélodie secrète » de l’univers et travailler à la décoder. Le grand pas initial fut accompli en 1609 par Galilée quand il braqua la première lunette astronomique vers le ciel et y découvrit monts et merveilles.


Nous célébrons en cette année 2009 – que l’Unesco a déclarée « Année de l’astronomie » – le 400e anniversaire de ce grand événement. Le deuxième grand pas fut franchi quand l’homme put « satelliser » ses yeux : en mettant des télescopes en orbite au-dessus de l’atmosphère terrestre – l’instrument le plus performant jusqu’ici étant le télescope spatial Hubble qui n’en finit plus de nous enchanter avec des images aussi magnifiques que porteuses d’informations –, l’astronome a pu accéder à toute la palette des lumières de l’univers, et il a pu aussi obtenir des images cosmiques d’une parfaite netteté, non déformées par les turbulences de l’atmosphère terrestre.


L’astronomie est plus que la simple étude des objets et phénomènes du cosmos. Elle donne à voir, mais aussi à réfléchir. Au-delà des questions purement scientifiques se posent aussi des interrogations d’ordre métaphysique qui touchent à la philosophie et à la spiritualité.
En délogeant l’homme de sa place centrale dans l’univers, Copernic a déclenché une révolution dont nous sentons encore les conséquences aujourd’hui.


La cosmologie moderne a profondément modifié nos idées sur la nature du temps et de l’espace, sur l’origine de la matière, sur le développement de la vie et de la conscience, sur l’ordre et le désordre, le chaos et l’harmonie, la causalité et le déterminisme. Plusieurs de nos entrées tentent de cerner ces sujets.


Les questions que se pose le cosmologiste sont étonnamment proches de celles qui préoccupent le théologien : quelle est l’origine de l’univers ? A-t-il pu se créer tout seul ? Y a-t-il eu un début du temps et de l’espace ? L’univers aura-t-il une fin ? D’où vient-il et où va-t-il ? À force d’attaquer le mur qui entoure la réalité physique avec les marteaux-pilons que sont les lois physiques et mathématiques, cosmologistes et astronomes se sont retrouvés face à face avec les théologiens.


La cosmologie aborde des sujets qui furent longtemps la propriété exclusive de la religion et elle les éclaire d’un jour nouveau. Certaines entrées évoquent le « principe anthropique » qui pose que l’univers a été réglé dès le début, de façon extrêmement précise, pour l’apparition de la vie. Ces développements soulèvent une question fondamentale : notre existence a-t-elle un sens, ou ne sommes-nous que le résultat d’un accident cosmique, et l’univers n’a-t-il que faire de nous ? Ce réglage extrêmement précis des lois et constantes physiques peut être attribué au hasard si nous retenons l’hypothèse que notre univers n’est qu’un parmi une infinité d’univers parallèles, ce qu’on appelle un « multivers ». Par contre, s’il n’existe qu’un seul univers, le nôtre, sans doute faudrait-il évoquer un principe créateur (certains l’appellent « Dieu ») à l’origine de cet extraordinaire réglage. D’autres pages de ce dictionnaire explorent comment la cosmologie moderne a jeté une lumière nouvelle sur ce concept de Dieu.


J’ai la pleine et ferme conviction que la science se doit de reprendre sa place dans le giron de la culture humaine. Elle s’en est trop éloignée par le passé à cause d’une vision exagérément fragmentée, mécaniste et réductionniste. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.


J’ai inclus ici des entrées qui ont pour but de remettre la science dans un contexte plus humaniste. Elles explorent les rapports entre science et beauté, ou encore entre science et poésie. Elles parlent aussi de la complémentarité entre science et spiritualité. À mesure qu’elle a progressé, la science a découvert ses propres limites. Elle s’est retrouvée confrontée à l’incertitude, à l’indétermination, à l’imprédictibilité, au chaos, à l’incomplétude et à l’indécidabilité. La science sait désormais qu’elle ne peut pas tout savoir.


Pour aller jusqu’au bout du chemin et accéder à la réalité ultime, il nous faut faire appel à d’autres modes de connaissance comme l’intuition mystique ou spirituelle, mais informés et éclairés par les découvertes de la science moderne. Une entrée explore ainsi les relations entre science et bouddhisme. La science et la spiritualité sont deux fenêtres distinctes mais complémentaires qui permettent à l’homme de mieux appréhender le réel.


Ce dictionnaire s’adresse à l’homme cultivé, curieux du ciel et des étoiles, mais pas nécessairement doté du bagage scientifique du spécialiste. Dans la rédaction des entrées, je me suis efforcé d’adopter un langage simple et clair, dépouillé de tout jargon scientifique, sans pour autant sacrifier la rigueur ni la précision.


Pour expliquer des concepts difficiles, j’ai souvent eu recours à des métaphores et à des images de la vie courante. Pour alléger un discours scientifique parfois aride, j’ai particulièrement veillé à ce que sa forme soit aussi agréable que possible. J’ai ajouté quelques références bibliographiques à la fin de certaines entrées pour les lecteurs qui désirent aller plus loin.

Trinh Xuan Thuan,
Charlottesville, mars 2009.

Table des Matières

Âge de l’univers 21
Amas d’étoiles 27
Amas de galaxies 29
Amas globulaire 29
Andromède 29
Andromède : collision annoncée avec la Voie lactée 31
Anneaux 33
Année-lumière 33
Anthropique (Principe) 34
- Un pari pascalien 42
Antimatière 45
Arc-en-ciel 48
Aristote 61
Astéroïdes 66
Astéroïdes (Réserves d’) 68
Astéroïdes (Impact des) 71
Astrophysique et réalité 81
Atmosphère terrestre 86
Atmosphère terrestre (Mirages de l’) 91
- Un Soleil aplati et déformé 92
- Les mirages 93
Atmosphère terrestre (Nuages de l’) 94
Atmosphère terrestre (Réfraction de l’) 94
Aurores boréales et aurores australes 95
Ballet cosmique 101
Beauté et unité de l’univers 102
Beauté et vérité d’une théorie 103
Big bang 103
- Le big bang, une théorie crédible ? 108
Biodiversité 110
Brahé (Tycho) 119
Calendrier cosmique 129
Cannibalisme galactique 131
Céphéides (Étoiles) 131
Chaos : la fin des certitudes 132
Chaos dans le système solaire 137
Chaos dans le monde des étoiles 142
Chaos dans la Grande Tache rouge de Jupiter 143
Ciel bleu 145
Ciel nocturne 152
Comètes, objets de superstition 154
Comètes, objets physiques 156
Comètes (Réserve de) 161
Conscience humaine 163
Constante cosmologique 172
Constellation 179
Copernic (Nicolas) 185
Copernic (Le fantôme de) 190
Cordes (Théorie des) 193
Cosmologie 201
Couleurs 203
Crépuscule 206
Darwin (Charles) 211
Détecteur de lumière 215
Dieu et le bouddhisme 218
Dieu et la cosmologie 220
Dieu et la complexité de l’univers 222
Dieu et le temps 224
Dieu d’Einstein (Le) 226
Dinosaures et l’astéroïde meurtrier (Les) 234
Distances dans l’univers : la profondeur cosmique 237
Doppler (Effet) 242
Eau 247
Éclipse lunaire 252
Éclipse solaire 253
Effet de serre 257
Einstein (Albert), génie complexe 261
Einstein, la miraculeuse année 1905 265
Énergie noire : un univers en accélération 272
Énergie stellaire 281
EPR (Expérience) 282
Espace (Globalité de l’) 287
Espace-temps : un couple indissociable 289
Éther 293
Étoile 299
Étoile, naissance d’une 300
Étoile, vie d’une 305
Étoile, mort d’une 310
Étoile à neutrons 313
Étoile céphéide 313
Étoile filante 314
Europe 314
Évolution cosmique 314
Exoplanètes (ou planètes extrasolaires) 314
Extraterrestres 325
Extraterrestres (Communication avec les) 336
Extraterrestres et Dieu 342
Extrémophiles 343
Forces fondamentales 349
Force électromagnétique 352
Force de gravité 352
Forces nucléaires forte et faible 352
Foucault (Pendule de) 352
Foudre 356
Gaia : la Terre nourricière 367
Galaxies (Amas et superamas de) 369
Galaxies (Formation des) 370
Galaxies (L’inné et l’acquis des) 375
Galaxie (Semence de) 380
Galaxies (Types de) 384
Galaxies à noyaux actifs 389
Galaxies cannibales 390
Galilée 392
Géante rouge 396
Gödel (Théorème de) 398
Gravité 399
Hasard et Nécessité 407
Histoire de l’univers 415
Hubble (Edwin), l’explorateur des nébuleuses 422
Inflation de l’Univers 433
Intelligibilité de l’univers 440
Interstellaire (Milieu) 444
Io 445
Jupiter 449
Jupiter (La Grande Tache rouge de) 453
Jupiter (Lunes de) 454
Kepler (Johannes) 463
Kuiper (Ceinture de) 475
Laplace (Pierre-Simon de) 479
Lentille gravitationnelle 483
Lumière (Mur de la vitesse de la) 488
Lumière (Réfraction de la) 491
Lumière cosmique et astrophysique 495
Lumière et ténèbres 499
Lumière fossile 502
Lumières diffuses de l’univers 513
Lumières invisibles 514
Lune (La face cachée de la) 517
Lune, enfant de la Terre (La) 519
Lune et l’axe de rotation de la Terre (La) 523
Lune et les marées (La) 525
Lune freine la rotation de la Terre (La) 527
Lune s’éloigne de la Terre (La) 529
MACHOs et matière ordinaire 533
Mars 536
Mars (La vie sur) 539
Masse (ou matière) noire exotique 546
Masse (ou matière) noire ordinaire 548
Mathématiques et Nature 552
Mécanique quantique 558
Mercure 564
Météores 571
Météorite 573
Mirages gravitationnels 577
Mirages terrestres 577
Molécules interstellaires 577
Multivers 580
Naine blanche 587
Naine brune, étoile ratée 590
Naine noire 591
Nébuleuse ou pouponnière stellaire 592
Nébuleuse planétaire 593
Neutrino 594
Newton (Isaac) 598
Nuages (Histoires de) 611
Nuages moléculaires 616
Nuit noire, ou paradoxe d’Olbers 618
Observatoires antiques 623
Observatoires modernes 626
Olbers (Paradoxe d’) 626
Onde gravitationnelle 626
Origines 634
Ozone (Trou dans la couche d’) 648
Panspermie 655
Parallaxe 661
Photosynthèse 662
Planck (mur de, ou mur de la connaissance) 666
Planètes (Mouvement rétrograde des) 668
Planètes extrasolaires 670
Planètes telluriques et planètes géantes 670
Planétésimals et formation du système solaire 674
Platon 678
Pluton 681
Poincaré (Henri), prophète du chaos 688
Polaris 694
Pollution lumineuse 696
Pouponnière stellaire 700
Poussière interstellaire 701
Précession des équinoxes 703
Proton (Mort du) 703
Pulsar 705
Quasar 711
Quintessence 715
Rayon vert 721
Rayonnement fossile 727
Rayons cosmiques 727
Réchauffement global 727
Réel (Fabrication du) 728
Réfraction atmosphérique 730
Relativité (Théorie de la) 730
Saisons (Ronde des) 739
Saturne 742
Saturne (Anneaux de) 745
Science et Beauté 750
Science et Bouddhisme 754
Science et Méthode 764
Science et Poésie 768
Science et Sagesse 773
Science et Spiritualité 775
Science et Utilité 783
Serre (Effet de) 786
Soleil (Couchers de) 790
Soleil (Naissance, vie et mort du) 793
Soleil (Taches du) 798
Soleil et Climat terrestre 802
Soleil, source de lumière 803
Soleil mythique 806
Stonehenge 808
Supernovae (Les bienfaits des) 810
Supernovae (de type Ia) : des naines blanches qui explosent 812
Supernovae (de type II) :
l’agonie explosive des étoiles massives 813
Systèmes solaires (Autres) 817
Système solaire (Formation du) 817
Téléportation quantique 823
Télescope au sol 831
Télescope spatial Hubble 838
- Le téléscope James Webb, successeur de Hubble 840
Temps (Flèches du) 841
Temps et Causalité 844
Temps et Gravité 846
Temps et Mouvement 848
Temps et Simultanéité 852
Temps et Voyage dans le futur 855
Temps figé de la lumière 858
Temps psychologique et temps physique 859
Terre (Climat de la) 864
Terre (La dérive des continents sur la) 867
Terre (Le volcanisme de la) 871
Terre et Ciel antique 873
Terre-Lune (Couple) 874
Terre, planète bleue 874
Thermodynamique et Univers 877
Thermophile 880
Titan et la vie 880
Triton 882
Trou de ver 883
Trous noirs 887
- Le trou noir au coeur de la Voie lactée 892
Trous noirs supermassifs 894
- Voyage au bout d’un trou noir 895
Trou noir et temps 904
Trou noir primordial 905
Unification (Théories d’) 913
Unité de la nature 916
Univers (Accélération de l’) 919
Univers (Architecture de l’), la Toile cosmique 919
Univers (Composition chimique de l’) 925
Univers (Contenu de l’) 926
Univers (Futur proche de l’) 927
Univers (Futur très lointain de l’) 929
- La fin de l’ère stellaire 929
- Naines brunes et WIMPs 933
- L’évaporation des galaxies et des amas de galaxies 935
- La mort du proton 937
- Le destin du Soleil 939
- L’évaporation des trous noirs en lumière 940
- L’ère des ténèbres 942
- La mort de l’univers 943
Univers (Géométrie de l’) 945
Univers (Mouvements dans l’) 947
Univers (Passé de l’) 949
Univers (Les sons primaux de l’) 949
Univers créatif 953
Univers cyclique 956
Univers magique 958
Univers magico-mythique 959
Univers mythique 960
Univers mythique babylonien 962
Univers mythique chinois 963
Univers mythique égyptien 966
Univers mythique indien 967
Univers observable 969
Univers parallèles 972
Univers stationnaire 972
Univers virtuels 975
Uranus et Neptune 979
Vénus 989
Vide quantique 998
Vides du cosmos 1001
Vie (Qu’est-ce que la… ?) 1002
Vie et l’entropie (La) 1006
Vie et les planètes géantes (La) 1011
Vie et mort 1013
Vie extraterrestre 1015
Vie sur Terre (Unité de la) 1018
Vie terrestre (Origine de la) 1024
Vie terrestre : l’ADN et la reproduction de la vie 1028
Vie terrestre : l’invention du sexe 1034
Voie lactée (Mythes de la) 1039
Voie lactée : la vision moderne 1041
Vulgarisation scientifique 1046
WIMPs 1057
Zodiaque 1063

 

"Dictionnaire Amoureux..." et arc-en-ciel

Certains lecteurs nous ont écrit pour faire une remarque sur l'entrée "Arc-en-ciel" du livre.

C'était évidemment mal exprimé si l'on prenait la phrase seule. Il fallait lire et essayer de comprendre la totalité de l'entrée pour comprendre ce qu'il voulait dire. Nous avons même reçu de magnifiques photos d'arc-en-ciel se reflétant sur des plans d'eau.


Trinh Xuan Thuan a pris le temps de nous offrir une explication plus claire :
"La phrase « Parce que l’arc-en-ciel n’est pas matériel, vous ne le verrez jamais se refléter ni dans l’eau des lacs ni dans un miroir » dans mon Dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles (p.53) a suscité bien des débats. Certains lecteurs ayant observé ce qu’ils pensaient être des réflexions d’arc-en-ciel se sont demandés si je m’étais trompé, ou si je m’étais mal exprimé.

Je maintiens ce que j’ai écrit : on ne peut jamais voir à la fois un arc-en-ciel et la réflexion de ce même arc-en-ciel. Parce qu’un arc-en-ciel n’est pas un objet matériel à trois dimensions, il ne peut avoir ni de réflexion, ni projeter d’ombre. L’arc-en-ciel vu dans à la surface d’un lac est un autre arc-en-ciel résultant d’un trajet lumineux différent : il n’est pas le reflet de l’arc-en-ciel que vous voyez. La situation est analogue à celle de la personne à côté de vous qui voit un tout autre arc-en-ciel que le vôtre car le trajet de la lumière qui parvient à ses yeux est différent."